Union européenne : 238 000 décès liés à la pollution aux particules fines en 2020

Union européenne 238 000 décès pollution particules fines

Partager l'article

Facebook
Twitter
WhatsApp

L’Agence européenne de l’environnement a fait sorti un rapport le jeudi 24 novembre sur les décès prématurés causés par la pollution aux particules fines. Les chiffres dévoilés sont légèrement en hausse par rapport à l’année 2019 où les particules fines ont également causé plusieurs morts prématurées.

Au début des années 1990, les particules fines provoquaient près d’un million de décès prématurés dans les 27 pays de l’UE. En 2005, 431 000 personnes en mourraient encore. En 2019, les particules fines, qui pénètrent profondément dans les poumons, ont causé la mort prématurée de 231 000 personnes. Mais ce chiffre a considérablement augmenté en 2020 passant à 238 000 décès prématurés.

« L’exposition à des concentrations de particules fines supérieures aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé a entraîné 238 000 décès prématurés » dans l’UE, peut-on lire dans le rapport de l’Agence européenne de l’environnement. Cette augmentation contraste avec le recul constant des vingt dernières années, avec un recul total de 45 % entre 2005 et 2020, même si le chiffre reste « significatif » souligne l’étude.

Cette hausse, constatée en 2020, est due au fait que le Covid-19 a touché plus durement les personnes présentant des comorbidités liées à la pollution de l’air (cancers, maladies pulmonaires ou diabète de type 2). Par ailleurs, « si l’on compare 2020 à 2019, le nombre de décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique a augmenté pour les particules fines (PM 2,5 inférieures à 2,5 microns) mais a diminué pour le dioxyde d’azote (NO2) et l’ozone (O3) », détaille l’AEE dans son étude.

Mais les particules d’ozone (O3), notamment issues du trafic routier et des activités industrielles, la tendance en 2020 était à la baisse avec plus de 24 000 morts, soit un recul de 3 % sur un an. En ce qui concerne le gaz produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques, le dioxyde d’azote (NO2), plus de 49 000 décès prématurés ont été enregistrés. Il s’agit d’une baisse de 22 % qui s’explique partiellement par la diminution du trafic routier pendant la pandémie.

L’agence, basée à Copenhague (Danemark), n’additionne pas les bilans, car cela conduirait selon elle à des doubles comptages. Même si la pollution de l’air reste toutefois la menace environnementale la plus importante pour la santé des Européens, l’agence estime que l’UE est sur la bonne voie pour réaliser son objectif de réduction de plus de 50 % des décès prématurés en 2030 par rapport à 2005.