Un géant français du ciment plaide coupable de financement du terrorisme en Syrie

Un géant français du ciment plaide coupable de financement du terrorisme en Syrie

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Entre 2013 et 2014, en plein fouet de la guerre en Syrie, le géant du ciment Lafarge était l’une des entreprises françaises à rester sur place. Pour y arriver, Lafarge a soutenu matériellement des organisations terroristes dont Daech. Poursuivi aux États-Unis, l’entreprise français a finalement plaidé coupable.

« L’entreprise française de ciment Lafarge plaide coupable d’avoir conspiré pour soutenir l’État islamique » a écrit The Wall Street Journal ce 18 octobre 2022. « Lafarge va verser 778 millions de dollars dans une affaire qui marque, selon le ministère de la Justice, la première fois que ses procureurs ont poursuivi une entreprise pour avoir soutenu une organisation terroriste » ajoute le quotidien des affaires.

Lafarge a, en effet, reconnu auprès d’un tribunal fédéral de New York s’être rendue coupable, ainsi que son ancienne filiale syrienne, d’« avoir payé l’État islamique ainsi qu’un groupe affilié à Al-Qaïda pour protéger son usine de ciment en Syrie ». Ces versements ont eu lieu d’août 2013 à octobre 2014.

Selon les autorités américaines, Lafarge avait passé un « accord de partage des revenus » avec Daech qui, en bloquant des importations de ciment turc dans les zones sous son contrôle et en taxant l’offre concurrente, aurait permis au français d’augmenter ses prix. En France, le géant du ciment a été mis en examen pour complicité de crimes contre l’humanité. Une charge que l’entreprise rejette.

Cette sentence intervient au moment même où la France est accusée d’avoir soutenu les groupe terroristes au Mali.