Pegasus : le Togo cité dans une affaire de logiciel espion

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Pegasus, le logiciel espion israélien de la société NSO Group, surveille le monde. Le logiciel, s’il est introduit dans un smartphone, permet d’en récupérer les messages, les photos, les contacts, et même d’écouter les appels de son propriétaire.

Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont eu accès à une liste, établie en 2016, de 50 000 numéros de téléphone que les clients de NSO avaient sélectionnés en vue d’une surveillance potentielle.
Dans cette liste de cibles du logiciel espion, on retrouve le contact d’un chef d’État et deux dirigeants de gouvernement européens, des princes et des princesses, des chefs d’entreprises, des généraux, des militants et des journalistes.

Des journalistes français ont également été la cible de la surveillance marocaine comme Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart qui avait soutenu la cause du Rif en 2019, ou bien le polémiste Éric Zemmour.

En ce qui concerne les pays comme le Mexique, l’Inde, le Maroc, l’Arabie Saoudite, la Hongrie ou encore le Togo, l’enquête démontre que des agences gouvernementales à travers le monde ciblent leurs propres citoyens ainsi que des personnes extérieures à leur pays.

Pegasus est vendu, selon des sources bien informées, à 25 000 dollars par téléphone piraté. Plusieurs victimes ont attaqué la société israélienne en justice. C’est le cas également de Facebook et de WhatsApp qui affirment qu’une faille dans leur système de messagerie a été exploitée. L’entreprise, fondée en 2011, a toujours assuré que son logiciel servait uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes.

Avec RFI