Nana Akufo Addo : Nous devons rompre la « dépendance qui nous pousse des bras d’un Français à ceux d’un Russe »

Nana Akufo Addo : La Cédéao se posent la question depuis 2 ans de savoir s’il faut dialoguer ou sanctionner les putschistes

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Le chef de l’État ghanéen, Nana Akufo Addo, interrogé par Jeune Afrique sur la forte poussée du sentiment anti-français et l’alternative que représenterait la Russie aux yeux de certains, a eu une réponse nette et claire. Pour lui, les Africains devraient cesser de passer d’un « homme blanc » à un autre.

« Ni la France ni la Russie ne devraient constituer une alternative. C’est à nous, Africains, de réfléchir à ce que nous pouvons faire pour nous-mêmes. Il faut que nous cessions d’avoir ce syndrome de dépendance qui nous pousse des bras d’un Français à ceux d’un Russe, autrement dit d’un homme blanc à un autre. Je ne crois pas qu’il y ait une grande différence entre les deux. Il faut en finir avec cette dépendance, nous sommes capables de faire tant de grandes choses pour nous-mêmes », a indiqué Nana Akufo Addo.

Depuis quelques mois, il est question d’une concurrence forte entre la France et la Russie dans plusieurs pays africains, notamment en République Centrafricaine ou encore au Mali.