Nana Akufo Addo révèle les préoccupations de la CEDEAO concernant les putschistes

Nana Akufo Addo : La Cédéao se posent la question depuis 2 ans de savoir s’il faut dialoguer ou sanctionner les putschistes

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Les dirigeants de la Cedeao s’inquiètent au plus haut point des coups d’État en Afrique de l’Ouest. Nana Akufo Addo, le président du Ghana, révèle qu’au sein de l’organisme sous-régional, la question que les chefs d’État se posent, c’est de savoir s’il faut dialoguer ou sanctionner les putschistes.

« C’est une bonne question et les membres de la Cedeao se la posent depuis deux ans. L’important, à mon sens, est de trouver le juste équilibre. À quoi servent les sanctions ? À marquer la désapprobation d’une communauté à l’égard de ceux qui en violent les règles fondamentales. La bonne gouvernance, le respect des engagements démocratiques… Tout cela constitue le socle de la Cedeao, et tout le monde sait que ceux qui iront à l’encontre de ce qui est prescrit seront sanctionnés. C’est inévitable », a déclaré Nana Akufo Addo dans un entretien à Jeune Afrique.

Le chef d’État ghanéen assure par ailleurs que la porte du dialogue doit être constamment ouverte pour parler et convaincre les putschistes.

« Mais en même temps, on est bien obligé de laisser une chance au dialogue. C’est pourquoi nous avons, notamment au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, ce concept de médiateur. Il faut que nous nous laissions la possibilité de nous parler, et de faire appel au bon sens des militaires [qui ont pris le pouvoir] », a déclaré Nana Akufo Addo.