Le Niger lance la construction d’une nouvelle mine d’uranium

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Les travaux de construction d’une mine d’uranium dans le nord du Niger ont été lancés samedi 5 novembre en présence du Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou.

Moins de trois mois après son institution, la société canado-nigérienne des mines de Dasa (Somida) a engagé les travaux de construction d’une mine d’uranium dans la région d’Agadez (nord du Niger) où la société française Orano est présente depuis 50 ans.

« Le Premier ministre, Ouhoumoudou Mahamadou a assisté à Dasa (commune de Tchirozérine, région d’Agadez) au premier tir qui inaugure ainsi le fonçage de la mine d’uranium de Dasa », a rapporté le site officiel d’information du gouvernement nigérien, cité par l’agence Anadolu.

La nouvelle mine est exploitée par la société Somida dont le protocole de création a été paraphé le 10 août entre l’État nigérien et le groupe canadien Global Atomic Corporation.

Un gisement à haute teneur d’uranium

La société est dotée d’un capital de deux milliards de francs CFA (3 millions d’euros) dont 80% sont détenus par la partie canadienne et 20%, par l’État du Niger. La production doit commencer en 2025.

Dasa est un vaste gisement d’uranium à haute teneur, situé à 105 km au sud de la ville d’Arlit. Le ministère nigérien des Mines avait précédemment précisé que 185 millions d’euros seraient investis dans la construction de la mine de Dasa.

Depuis l’accession du Niger à la souveraineté internationale en 1960, c’est la société française Areva, devenue Orano, qui y détient le monopole de l’exploitation de l’uranium. Elle dispose pour cela deы deux filiales que sont la Société minière de l’Aïr (SOMAÏR) et la Compagnie minière d’Akouta (COMINAK) basées à Arlit. Cette dernière avait ce cependant arrêté sa production le 31 mars en raison de l’épuisement des gisements.

Le Niger est le premier producteur d’uranium en Afrique et le quatrième au monde, derrière le Kazakhstan, le Canada et l’Australie.