Interdiction du port des tenues dépravées à l’UAC : Angela Kpeidja réagit

Angela Kpeidja

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Dans un communiqué en date du 21 octobre 2022, le recteur de l’UAC annonçait la fin de la récréation, interdisant le port de certaines tenues jugées dépravées: minu-jupes, tailles basses etc.

Cette décision à peine rendue publique provoque de vives réactions. L’activiste et femme des média Angela Kpeidja qui lutte pour libérer la parole de la femme fait déjà par de son indignation sur la toile, suite à de telles restrictions.

Pour elle, cette façon d’appréhender les violences sexistes et sexuelles dont sont victimes les filles et les femmes étudiantes est obsolète. L’état béninois procéderait à une « restriction des libertés » en réponse à la répression en milieu universitaire.

Elle renchérit : « Je constate que c’est une volonté délibérée de ne pas comprendre que les violences sexistes et sexuelles relèvent d’une infériorisation légendaire du sexe féminin. Sinon, comment comprendre les viols sur des mineurs si tant est qu’il s’agit d’une question d’habillement ? »

Elle précise enfin que le phénomène d’attirance ou de provocation n’est pas l’apanage des hommes.

« Nous femmes et filles avons aussi des pulsions que vous mettez à rude épreuve par vos habillements, vos sourires, vos coiffures et que sais-je encore ! Cessez de nous taper dessus de la sorte ! »

Sa réaction n’a tout de même pas été bien accueillie par bon nombre d’internautes cette fois. Parmi eux, certains jugent que cette décision devrait être louée plutôt que d’être écoeurée de sa part.